Appel à la solidarité des travailleurs de Mitsubishi, au Venezuela – Défendre le syndicat, pas de li
Written by Redaktion   
Tuesday, 06 October 2009
Dans l’entreprise Mitsubishi Motor Company (MMC), à Barcelona, au Venezuela, les travailleurs et leur syndicat (Singetram) sont une nouvelle fois attaqués.

En janvier 2009, déjà, les salariés de MMC avaient mené une lutte courageuse pour défendre les emplois et les conditions de travail d’un groupe de travailleurs sous-traitants que la direction de l’entreprise voulait licencier, en tout illégalité. Pendant deux mois, les travailleurs de MMC ont occupé l’entreprise. Lors d’une tentative de déloger les salariés, la police régionale a tué deux travailleurs. Finalement, cette lutte a abouti à une victoire partielle. Dans le même temps, les travailleurs de Mitsubishi et leur syndicat sont devenus une référence pour les autres travailleurs de l’Etat d’Anzoategui, dans l’industrie automobile et dans le mouvement syndical vénézuélien en général.

Récemment, en septembre, la direction de MMC a fait une nouvelle tentative de briser la détermination des travailleurs et détruire leur syndicat : elle a déclaré un lock-out de l’entreprise. Elle a justifié le lock-out en disant que les dirigeants syndicaux étaient des fauteurs de trouble avec lesquels il n’est pas possible de négocier. Singetram a réagi en organisant une campagne exemplaire impliquant la population locale et les travailleurs de tout l’Etat d’Anzoategui. Le 21 septembre, la direction a levé le lock-out.

Cependant, le même jour, la direction a annoncé le licenciement de 11 membres du Comité Exécutif du syndicat. Par ailleurs, la direction menace de licencier 156 travailleurs, au total. C’est une tentative flagrante de briser le syndicat et la combativité des salariés. Les dirigeants syndicaux visés sont tous des Bolivariens et des membres du PSUV. Malheureusement, le Ministère du Travail a accepté les procédures de licenciement sans même écouter ce que les travailleurs avaient à dire. Singetram a immédiatement organisé une campagne de protestation nationale – et en appelle également à la solidarité internationale.

Nous appelons tous les syndicalistes à signer et envoyer la lettre de solidarité suivante au Ministère du Travail vénézuélien. Merci d’envoyer la version en Espagnol, que nous publions sous la version en Français.


Non au harcèlement des travailleurs de Mistubishi Motor Company

A l’attention du Ministère du Pouvoir Populaire pour le Travail

Madame María Cristina Iglesias,

Nous voulons exprimer notre inquiétude au sujet de la situation à laquelle sont confrontés les travailleurs de MMC, à Barcelona, dans l’Etat d’Anzoategui. A travers leur syndicat Singetram, qui organise une majorité d’entre eux, les travailleurs de MMC ont défendu leurs droits avec succès contre la direction de cette multinationale. Cette lutte a été menée par des moyens légaux, dans le cadre des lois vénézuéliennes qui les défendent – et que la multinationale ne cesse de violer. Cette organisation syndicale, bolivarienne, fait partie du Front des Travailleurs Socialistes, et ses dirigeants sont membres du PSUV. Ils soutiennent le président Chavez.

La direction de MMC a systématiquement tenté de briser la résistance des salariés à travers des lock-out, des menaces et des licenciements. En janvier dernier, des officiers de police corrompus et au service de la multinationale ont tué deux travailleurs lors d’une tentative de déloger les salariés de l’usine. La direction de l’entreprise a orchestré une campagne de calomnie contre les travailleurs, les accusant à tort d’être violents. Ces travailleurs ont toujours agi dans le cadre de la loi. Les victimes ont été présentées comme des agresseurs. Comme vous le savez très bien, c’est ainsi qu’ont également agi les putschistes, le 11 avril 2002, en tentant de criminaliser le peuple et ses dirigeants, de façon à briser le mouvement et justifier la répression.

Il est notoire que vous avez toujours défendu l’idée selon laquelle les travailleurs doivent jouer un rôle clé dans la révolution vénézuélienne. C’est pourquoi nous vous demandons d’intervenir en faveur de ces travailleurs pour empêcher la multinationale MMC de bafouer leurs droits.

Récemment, nous avons appris que votre Ministère a accepté les procédures de licenciement de 11 dirigeants de Singetram, à la demande de MMC – et ce le jour même où la direction de l’entreprise a mis fin à un lock-out. Nous vous demandons de revenir sur cette décision et de nous aider à mettre un terme au harcèlement de ces travailleurs par la direction de MMC.

Non au harcèlement des travailleurs de MMC !

Non au licenciement des 11 dirigeants syndicaux de Singetram !

Signez et envoyez la version en Espagnol de cette lettre (ci-dessous) à :

La Ministre du Travail, Maria Cristina Iglesias :
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Copie :

Au Vice-ministre du Travail Elio Colmenares :
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Au Vice-ministre du Travail Ricardo Dorado :
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A :
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A :
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Et :
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Last Updated ( Tuesday, 06 October 2009 )